Effet Yo-Yo

Généralement, les régimes contraignants sont efficaces au début… La plupart de ceux et celles qui se mettent à la diète ne peuvent pas tenir plus de 3 semaines à 1 mois, mais il peut arriver que certaines personnes plus motivées que d’autres tiennent plus longtemps, et finissent par voir leur amincissement diminuer puis s’arrêter, voire même s’arrêter net…

Bien entendu le découragement dans ces cas-là est inévitable, on arrête donc son régime et rapidement on se met à reprendre du poids, souvent d’ailleurs avec un plus ou moins gros bonus…

 

Les plus chanceux se retrouvent au même poids qu’avant le régime, les moins chanceux se retrouvent au-delà de ce poids de départ.

 

Ce phénomène courant appelé effet « yo-yo » est un véritable fléau pour nombre de personnes qui se sont essayées aux contraintes d’un régime strict…

 

Comment fonctionne l’effet « yo-yo » ?

 

Le métabolisme est l’activité cellulaire, dont on mesure la vitesse en calories dépensées.

On distingue 2 métabolismes :

- Le métabolisme de base (MB) qui représente les besoins énergétiques d’un organisme au repos

 

- Le métabolisme total (MT) qui correspond à la somme du MB et des calories dépensées par l’activité physique.

 

MT = MB + activité physique

 

Quand on parle d’activité physique, cela veut dire tout ce qui exclut de rester couché en état d’éveil.

Donc, dès lors que l’on est assis, il y a une différence d’activité entre le MB et le MT.

 

Le métabolisme total (MT) se calcule en multipliant le métabolisme de base par un coefficient d’activité :

Peu actif = x 1,2

Modérément actif = x 1,4 (cas le plus fréquent)

Très actif = x 1,8

 

Prenons le cas d’une femme que nous appellerons madame x, dont le MB est de 1400 kcal et dont l’activité est modérée :

MB x 1,4 = MT

1400 x 1,4 = 1960 kcal

Le MT est donc à 1960 kcal par jour, en théorie, toute absorption calorique journalière inférieure à 1960 la fera maigrir, en pratique cela dépend…

 

Le problème des régimes stricts est qu’ils sont souvent établis en dessous du MB, or ce dernier correspond aux dépenses minimales de l’organisme afin de survivre.

Afin de ne pas « mourir » dans ces cas-là, l’organisme fait chuter le MB en se mettant en « veille » par réponse à ce qu’il croît être une situation de survie, comme une famine par exemple.

 

Le MB peut ainsi chuter de plus de 60% !

 

On peut alors se retrouver à grossir en mangeant beaucoup moins qu’avant, 2,5 fois moins qu’avant!

 

Techniquement cela donne cela :

 

Reprenons maintenant le cas de madame x et imaginons qu’elle entame un régime de 1000 kcal par jour.

Immanquablement son corps abaissera son MB à au bout de quelques temps, potentiellement jusqu’à -60%, rendant ce régime totalement inefficace !

 

1400 – 60% = 560

 

Appliquons maintenant la multiplication du MB par le coefficient d’activité afin d’obtenir son MT :

 

560 x 1,4 = MT = 784 kcal

Si madame x absorbe ne serait-ce que 1000 kcal par jour, elle aura tout de même un excédent de 216 kcal par jour, et elle grossira assurément en étant au régime, en étant frustrée, en ayant faim, etc…

 

Voilà pourquoi les régimes trop restrictifs ne marchent pas ou font reprendre beaucoup de poids après…

C’est aussi le problème majeur des anneaux gastriques, car ils empêchent bien souvent par leur restriction quantitative l’assimilation du nombre de kcal nécessaires au maintien du MB.

 

Certains prétendent que le métabolisme de base peut baisser de manière définitive dans les cas de trop forte restriction calorique, mais je n’y crois personnellement pas.

En revanche, le sport peut être nécessaire à la réactivation métabolique dans certains cas…

 

Afin d’éviter un effet « yo-yo », il est nécessaire de ne pas descendre les kcals du régime en dessous du MB, l’idéal étant environ 200 kcal au-dessus du MB, soit environ 1600 kcal / jour dans le cas de madame x.

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