Analyse sociologique du régime

De nombreuses questions taraudent la plupart d'entre vous quand il s'agit de vous lancer dans une perte de poids:

 

Un régime, quel régime ?

Comment faire ?

Quand démarrer, où trouver la motivation ?

Est-ce que ça va marcher ?

Est-ce que ça va durer ?

Est-ce une arnaque ?

Est-ce dangereux ?

Est-ce dur… ?

 

Voilà bien 20 ans que l’industrie du régime vous envoie slogans et publicités. Flyers, télévision, radio, affiches, tout y passe : les poudre, les mono diètes, les « astuces minceur », les gélules, etc…

 

La saturation de choix et d’informations, soyez en sûrs, détruit la réflexion personnelle ainsi que l’objectivité.

 

Mais que s’est-il donc passé pour que perdre du poids devienne un véritable parcours du combattant aujourd’hui ?

 

3 raisons expliquent très bien ce phénomène : La baisse d’activité physique, l’alimentation très riche et le marketing alimentaire (ce dernier est l'objet de cet article).

 

La baisse d’activité est la plus simple à décrypter. En effet, nombre d’éléments sont très visibles pour tous ceux pourvus d’un minimum de bon sens. Je ne vais d’ailleurs pas m’étaler sur le sujet et me laisser aller à la fainéantise en la décrivant grossièrement en quelques mots, car elle n’est pas au centre de cet article : « télévision, internet, ascenseur, voiture ».

Simpliste mais durement contestable.

 

Les deuxièmes et troisièmes raisons sont plus difficiles à déceler, et sont en outre parfaitement corrélées.

L’axe principal de mon exposé sera le nerf de la guerre habituel : l’argent.

Rien d’original jusque-là n’est-ce pas ?

 

Ne partez pas, la suite est intéressante, et bien que longue elle vaut la peine d’être lue !

 

Au départ, la diététique, ou en tout cas la sphère « minceur », était une science paramédicale sérieuse, axée sur la santé d’abord, première préoccupation à juste titre mise en avant.

Petit à petit, sont venus les « substituts de repas ». Poudres et barres généralement hyper protéinées ont envahi le domaine minceur, avec pour chaque enseigne son petit plus grâce à l’ingrédient magique dont un groupe de chercheurs aurait découvert « l’effet miraculeux » tout récemment.

Vous noterez bien que souvent l’ingrédient magique se trouve dans des aliments de consommation courante : artichauts, ananas, pamplemousse… encore là j’en passe !

C’est à croire que l’aliment ne ferait mincir qu’une fois qu’on le sait, car avant nous en consommions et ça ne marchait pas !

 

Internet également maintenant concentre un flot de contradictions flagrantes ! Quand vous avez fini de lire les articles minceur, vous ne savez plus sur quel pied danser…

 

Un exemple ? Vous en trouverez plein, mais laissez-moi vous mâcher un peu le travail.

C’est parti !

 

Article du 9 mars 2015 à 21h du magazine internet « top santé » :

Titre : « Les protéines : nos alliées minceur ! »

 

Article du 26 octobre 2015 à 12h00 du même magazine

Titre : « Idée reçue : les protéines font maigrir »

 

Si pendant les 7 mois écoulés entre chaque article vous vous êtes gavés de protéines et que vous n’avez pas minci, top santé vous explique que… finalement non. Etonnant non ?

 

Articles erronés ? Idem, il y en a partout… allez encore un exemple :

 

« Article du 24 septembre 2015 à 12h00, top santé

Titre : Certains légumes feraient grossir

Introduction : Pour perdre du poids, évitez les petits pois et le maïs, mais privilégiez le chou-fleur et les myrtilles. C'est le nouveau conseil pour mincir suggéré par des chercheurs américains. »

 

Correction : Les petits pois ne sont pas des légumes, mais des légumineuses, ce qui est bien différent ! Les légumineuses sont des graines comestibles dont la densité calorique est de 2 à 3 fois celle des légumes.

Le maïs n’est pas un légume non plus, c’est une céréale. Cuit, il apporte également 2 à 3 fois les calories des légumes.

 

De qui se moque-t-on me direz-vous ? Justement de vous, fort malheureusement !

 

Il y a aussi les « bons aliments ». Les « amis du régime »

Techniquement, il n'y a que ce qu'on ne mange pas qui ne fait pas grossir, chaque calorie ajoutée constitue un ajout d'énergie.

Les aliments sont faits pour nous permettre de survivre, pas pour nous permettre de maigrir, c'est un amalgame courant de parler "d'aliments minceur", alors que la simple association de ces 2 mot est un paradoxe pur et simple.

 

On vous dit aussi qu'il vous faut un peu de tout, je vous donne quelques exemples en vrac : lait (calcium donc bon pour les os, ce qui est controversé aujourd'hui d'ailleurs), chocolat (magnésium, antidépresseur), viande (protéine, maintien de la masse musculaire), des noix et poissons gras (bonnes graisses), avocat (anti cholestérol), brocoli (anti cancer)…

Bref, j’arrête.

C’est trop long.

 

Tenez-vous en déjà à tout ça, mangez en un peu chaque jour comme ils disent, vous prendrez 10kg à vitesse grand V, non pas parce que ces aliments font grossir, mais parce que ça fait trop, tout simplement !

 

Alors pourquoi tant de conseils ? Pourquoi tant d’aliments à consommer ?

Parce qu’il y a des gens qui ont un intérêt à les vendre.

 

J'ai déjà, dans le cadre de mon travail, reçu des patients pris aux piège de ces conseils "diététiques" pris ça et là sur internet ou ailleurs, et je peux vous dire qu'ils étaient tous en surpoids au départ à cause de la trop grande multiplicité des aliments.

 

Mais ils faisaient tourner l'industrie agro-alimentaire plein pot! 

 

La société de consommation est grandement responsable de ce fait. Et il y a pire encore. Je suis intimement convaincu que la société d’aujourd’hui nous conditionne à grossir en hiver et mincir en été.

 

Dès novembre les publicités télévisuelles commencent. Gâteaux, pâtisseries diverses envahissent le petit écran à la moindre occasion, et ce n’est qu’au mois de mars environ que vous voyez les premières publicités de régimes amincissants pointer le bout de leur nez à l’approche des beaux jours.

Elles vous proposent « la ligne pour la plage » en juillet ou en août, selon votre calendrier vacancier, et ne sont pas avares en promesses fallacieuses, n’hésitant pas à vous annoncer des chutes de poids vertigineuses, comme parfois 3 ou 4 kg par semaine !

 

Là encore, certains ont des intérêts à vendre.

C’est une course. Une course à celui qui promettra le plus rapide résultat pour attraper un maximum de clientèle.

 

Mais qu’en pense votre organisme ? Est-il vraiment sain de perdre vite ? Assurément pas, je vous le dis par expérience.

Une perte de poids de plus de 2kg par semaine sur plusieurs semaines successives n'est pas saine, c'est une torture pour votre organisme, et à moins que vous ne soyiez tournés vers l'auto-mutilation, je vous déconseille tout régime vous annonçant de telles pertes.

 

Une approche raisonnable commencerait déjà par se demander s’il n’est pas un peu réducteur de mincir juste pour la plage.

Où sont donc passées les notions « d’hygiène de vie », de « santé » et de « bien-être » ?

Disparues ! Le paramédical a été, au fil des ans transformé en simple cosmétique pour mieux coller à une société d’apparence pure et simple.

Tout se base sur le regard et l’effet que l’on veut produire.

 

Soyons clair, il est sain de vouloir plaire, et il n’est pas question de remettre en cause les mécanismes de l’ego humain, mais je suis de ceux qui pensent qu’il faut revenir à un minimum de bon sens en incluant la notion de patience dans le cadre des démarches amincissantes.

 

L’organisme n’obéit pas aux règles du marketing, si on le maltraite, il nous maltraite en retour. S’ensuit alors un cocktail de déséquilibres, carences en tout genre, effet yo-yo, problèmes de santé parfois graves au fil des ans.

 

Il est à mon sens utopique de penser conserver une ligne obtenue trop vite, en mangeant trop peu, à l’aide de quelques compléments que ce soit, bref, par le truchement des réalités biologiques.

 

Tous ces constats sont à la base de ma méthode, et c’est pour ça qu’elle est efficace.

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